Marché de la Poésie

Vous pourrez me retrouver samedi 20 juin de 15 à 16 heures au Marché de la Poésie, place St Sulpice à Paris au stand de l'Harmattan.
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# Posté le samedi 13 juin 2009 16:55

Marc Francis Muller pour Sympoesieum.com

Cocteau, Jean-François - Quaker

Écrit par Marc-Francis Muller
Un lundi de février. En fin de journée rue de la Chapelle, Paris. Vacarme assourdissant dans la rue. Voix fortes et foule dans le café. Jean-François, homme de silence, arrive tranquille, souriant. Je le vois pour la première fois et le reconnais au premier coup d'oeil.
Je parle, lui moins. Mais précis, réfléchi. Cet homme m'intrigue : pensez, un quaker à Paris. Poète. Résolument poète.

« Page après page, Entre silence et lumière (page 36)
Chaque page me conseille
(...)

D'écouter mon âme
Qui me susurre
Qu'il n'est pas nécessaire
De lire pour comprendre
Le silence et sa lumière. »



Je perçois d'ici le crissement de l'écriture sur la page progressivement absorbé par le silence. Puis silence. Puis ? Lumière.
Poésie spirituelle dira-t-on. Méfiance jusqu'à un certain point à l'égard de la raison, du comprendre. Pas du tout. Pas de refus du comprendre. Mais chemin au-delà de la page. Page, il y a cependant.
Ce silence et cette lumière ont besoin paradoxalement de l'écriture, de son crissement, de sa médiation, de sa parole couchée sur papier.

Des civilisations millénaires concentrées dans les écrits, la parole ontologique qui fait l'humain : tout cela dans la lumière du silence.
Jean-François Cocteau s'éloigne d'un pas immobile comme le pinceau des phares glissent sur la campagne muette.

Jean-François Cocteau
Né le 17 novembre 1966, vit dans le Val-de-Marne, il a publié Entre silence et lumière, l'Harmattan, 2008.

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# Posté le vendredi 01 mai 2009 06:09

Prochaine rencontre lecture à la Biennale de la poésie du Val de Marne

Biennale de la poésie du Val de Marne
Jean Pierre Balpe

Rencontre avec Jean François Cocteau / traductrice italienne : Manuela Corigliano / musique : Jorge Rullan Lopez


Comme vous le savez, la biennale organise en clôture de sa dixième édition une “nuit de la poésie” qui aura lieu à Gare au théâtre (qui dispose d'un très grand parking et se trouve contre la gare RER) à Vitry-sur-Seine le 16 mai, de 21 heures à 5 heures du matin. Cette nuit se déroulera simultanément dans les cinq salles disponibles du théâtre et permettra ainsi de montrer la grande diversité de l'écriture poétique depuis des lectures “intimes” jusqu'à des performances avec écran et projections.
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# Posté le mercredi 04 mars 2009 13:34
Modifié le mercredi 06 mai 2009 02:34

Entretien avec Freddy Mulongo pour la radio reveil.fm

Rencontre avec Jean-François Cocteau
Par Freddy Mulongo, samedi 31 janvier 2009 à 18:10 :: radio :: #279 :: rss




Jean-François Cocteau, poète de la quête et la perception de la lumière intérieure

"Le poète est prophète de l'homme comme le prophète de la Bible est poète de Dieu" dit-on. Jean-François Cocteau est poète de la quête et la perception de la lumière intérieure. La poésie fait partie de lui d'une manière intrinsèque. Jean-François Cocteau est un ami des livres, ancien bouquiniste, il exerce la profession de documentaliste dans un collège parallèlement à une fonction de conseiller prud'homal. Comment se fait-il que Jean-François Cocteau qui travaille depuis 18 ans à la Comédie française, Théâtre national français à Paris ( Palais-Royal) peut exalter le silence ?

Le silence pour lui est le début d'une connexion avec le divin. La lumière est l'apothéose de cette vertu. Jean-françois Cocteau est un protestant Quaker, "Tu ne tueras pas ton frère", ce commandement biblique est le leitmotiv de sa vie. Chez les Quakers, dit-il " il y a une osmose entre la non-violence et le rapport direct avec Dieu, sans passer par les dogmes. Dans notre société, le silence fait peur, j'ai appris à m'approprier celui-ci. Passer une heure de silence en Dieu, avec lui et pour lui, c'est un privilège" dit-il.

Jean-François Cocteau est très captivant lorsqu'il se met à décliner les différents caractéristiques du silence: silence politique (acceptation ou non d'un système), un long silence (la mort), silence de Dieu (relation à la prière), le silence pour faire passer l'émotion dû à la ponctuation etc..

Pour Jean-François Cocteau, le silence peut être l'espace qui prépare la parole. Interprété comme une fin en soi, n'aurait pas sens; ou, mieux, il agirait dans notre vie avec une valeur négative de solitude, fuite, repliement sur soi-même. Le silence, avant d'être une possibilité de réflexion (par conséquent il y a un silence avant et un silence après la parole), doit être espace pour l'écoute, capacité d'accueil, d'accueillir sans préjugés, disponibilité libre de la présomption de soi.

comme beaucoup de personnes savent, devant les grands drames ou les souffrances inexplicables et atroces (comme une maladie terminale ou une morte subite), on ne parle pas ou on parle en gardant le silence.

Le silence, en ce cas, devient présence expressive et affectueuse.Donc, un silence "loquace" et une parole "silencieuse" existent.

C'est-à-dire un silence qui parle, capable de dire quelque chose et une parole muette, qui ne dit rien à celui qui écoute.Quelquefois notre silence se révèle constructif, efficace et loquace plus de milles paroles. Parfois il y a des silences qui sont paroles et paroles qui sont silence.



Ce recueil continue à nous transporter dans un monde où la lumière se fait silence afin de nous éclairer de l'intérieur. Les poèmes de jean-François Cocteau ont la forme de la poésie japonaise, c'est à dire très court.

Quelques extraits:

Combler ton silence


Combler ton silence par ma parole

peut-être par peur de ton oubli


Croire le mot suprême par peur du silence


et combler ton absence

par une profusion de non-sens

dans l'attente que tes mots m'étreignent (page 18)

L'amour

L'amour est un fil de neigeune cécité de soiLe silence se fait une autre idée du temps

il frissonne à la moindre parole

s'éclipse dans le bruit du monde

cherche asile au plus profond de moi

réanime un langage universel

-il est le sel d'or (page 48)

Dans ce monde, le silence vaut musique, et la lecture de ces poèmes fait résonner en nous des harpes entre les mots. Dans ce monde, également, la partie blanche de la page vaut à la fois silence et inspiration.

Son premier recueil de poèmes, Présence Verticale, a été donné comme don à l'Acat (l'action des chrétiens pour l'abolition de la torture et des exécutions capitales). Son deuxième recueil, Entre silence et lumière, Jean-François Cocteau le dédie au Centre International Quaker à Paris.

Dans entre silence et lumière, Jean -François Cocteau nous fait transporter dans un monde où la lumière se fait silence afin de nous éclairer de l'intérieur.

le silence qui demeure une réalité plus profonde et mystérieuse – l'ontologique de l'homme -


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# Posté le lundi 09 février 2009 15:35

Article de Marie Deborne dans le Magazine Info

Entre Silence et lumière
Un an après Présence Verticale, Jean-François Cocteau publie son deuxième recueil, Entre silence et lumière. Une poésie teintée de spiritualité où la lumière se décline à travers le prisme de l'âme humaine, enveloppée d'un silence soulignant le texte, comme un indispensable contrepoids à la parole du poète.

« Extraire la chair du mot/ pour laisser choir son silence/ sur la langue de lumière/ d'une parole à venir. » C'est sur ces mots que le poète amorce son nouveau recueil et dévoile les sources de son inspiration. Dans un langage lumineux brodé de silence ouaté, le poète nous livre un recueil à la spiritualité éclatante et chargée d'une mission introspective bouleversante.

« Entre lumière...

En quatrième de couverture du recueil, Jeanne-Henriette Louis, professeur émérite de l'université d'Orléans, situe Jean-François Cocteau dans la lignée de ces fameux poètes quaker tels que Marius Grout, lauréat du prix Goncourt en 1943 pour son livre Passage de l'homme, et souligne chez ces deux hommes une inspiration commune : la quête de la lumière intérieure. Il est évident à la lecture de ce livre que l'on ne peut analyser l'œuvre de Jean-François Cocteau en évitant toutes références à sa religion d'appartenance, le quakerisme. Sa ferveur religieuse affleure au détour de chaque page, de chaque mot, voir de chaque silence. Cependant, en continuant d'emprunter la voie qu'il avait ouvert dans son précédent recueil, Jean-François Cocteau affiche une spiritualité ouverte au yeux des curieux, croyants ou non, et s'épanouit loin du dogmatisme religieux et d'un prosélytisme que les Quakers réprouvent. Sa foi religieuse est d'une sincérité et d'une profondeur introspective telles que même le lecteur athé convaincu ne peut rester hermétique à cette quête d'éternité. Chez Jean-François Cocteau, le spirituel n'est jamais déconnecté du réel et donc du sensuel. L'homme n'est pas pur esprit, il est en prise avec un monde extérieur qui l'influence et lui suggère le chemin à emprunter pour arriver au terme de sa quête. Ainsi la lumière est déclinée sur une large palette de nuances, de la lumière diaphane de l'aube à la pénombre du soir jusqu'à la clarté éblouissante et totale de la lumière intérieure.

... Et silence »

Le maniement des silences constitue la carte maîtresse de l'œuvre du poète. Ciselant chaque mot, ils magnifient l'acoustique des phonèmes. Ainsi, enveloppé dans cet écrin silencieux, La sonorité des paroles du poète prend toute son ampleur et envahit l'esprit du lecteur qui ne peut que se laisse happer par la litanie de ce chant. Car la poésie de Jean-François Cocteau s'apparente bien à un chant, de ces chants mystiques qui vous bouleversent les tréfonds de l'âme. Il existe des poètes dont la sonorité du mot fait beaucoup plus sens que le cognitif lui-même. Jean-François Cocteau est de ceux-là. À la manière des musiciens les plus virtuoses, il alterne entre la mélodie des mots et la résonance du silence pour produire une œuvre qui transcende la rationalité et le message au profit de la puissance esthétique. Un des poèmes du recueil fait référence à « l'homme qui marche » de Giacometti et l'on aurait, en effet, tendance à rapprocher les œuvres des deux hommes. Comme les sculptures du maître, la poésie de Jean-François Cocteau est animée d'une fluidité de la ligne incontestable. Là où le maître laisse le vide envelopper la fragilité de ses courbes, le poète abandonne au silence la vulnérabilité de ses mots. Tandis que Giacometti insuffle à ses sculptures une impression d'élancement constant, la poésie de Jean-François Cocteau semble être le fruit d'un seul et même souffle perpétuel. Entre silence et lumière est une œuvre poétique à savourer à l'écart du mouvement incessant de nos quotidiens. Les mots du poète sont autant de passerelles d'éternité si légères et évanescentes qu'elles ne supporteraient pas d'être seulement « parcourues ». Dans une démarche introspective et spirituelle, Jean-François Cocteau nous invite à endosser l'habit de l'esthète et à nous contempler de l'intérieur, un intérieur trop souvent voilé par le règne de l'apparence.

Marie Deborne , le 8 février 2009
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# Posté le lundi 09 février 2009 15:32