Extrait « Des miettes de la table » Jeanne-Henriette LOUIS

Extrait « Des miettes de la table »
Avent, Noël, Temps ordinaire
Du samedi 1er décembre 2007 au samedi 9 février 2008
Le livret complet est disponible sur le site :
http://cci.blogspirit.com

Jean : 1-18

Jean place la Parole au commencement de tout.
Le Verbe sculpte, il crée. Mais avant la Parole il y a la pensée, et avant la pensée le silence. Silence, pensée, parole, se succèdent et se nourrissent mutuellement.
« La parole est lumière », nous dit l'apôtre Jean. La lumière ne pourrait souhaiter de meilleures compagnes que les ténèbres, qui peuvent la mettre en valeur. Cependant, nous dit Jean, les ténèbres n'ont pas reçu la lumière, alors que lumière et ténèbres n'existent que l'une par l'autre.
Créatrice, la Parole devrait se sentir chez elle dans le monde qu'elle a crée, mais la plupart du temps elle se sent étrangère et rejetée par ce monde qui prétend vivre sans elle alors qu'il lui doit la vie. Moyeu de la roue, la Parole active tout sans être reconnue. Elle est tellement à l'intérieur de la roue que la roue ne la voit pas. Dès lors elle se fait silence.
« La Parole a été faite chair », écrit encore l'apôtre. En devenant un être de chair et de sang, l'Esprit a accepté de devenir ordinaire. Pour beaucoup il est là incognito parce que non reconnu. La lumière n'est pas visible à première vue, sauf peut-être à travers une aura, un rayonnement. Mais pour distinguer l'aura il faut déjà avoir les yeux ouverts. Ceux qui sont encore dans les ténèbres ne voient que ténèbres dans l'autre parce que la Lumière est à l'intérieur. Elle n'est pas immédiatement visible.
Pour reconnaître la lumière de l'autre il faut avoir fait un parcours intérieur depuis ses propres ténèbres extérieures jusqu'à sa propre lumière intérieure. Dès lors les deux lumières peuvent communiquer l'un avec l'autre, directement. Celui qui a fait ce parcours peut reconnaître l'essence divine chez l'autre, en dépit d'une apparence extérieure parfois très rebutante.
C'est la nuit de l'âme qui nous fait juger et blâmer l'autre alors que nous sommes encore au milieu du tunnel.
Une réaction saine lorsque nous n'aimons pas quelqu'un serait de dire : « Mon propre parcours a été insuffisant jusqu'à présent pour apprécier cette personne. Je ne suis pas assez fort pour retrouver le divin en elle ».
Jean parle de plénitude au verset 16. Seule cette plénitude, acquise au sortir des ténèbres, nous permet d'accéder à la Lumière intérieure de notre ennemi et de nous réconcilier avec lui. C'est là acte de reconnaissance, de compréhension de l'essence divine de l'autre. Car la Lumière se cache dans les ténèbres. Celui qui y accède est illuminé, et illumine les autres.
Comme l'écrit le poète quaker Jean-François Cocteau du groupe de Paris de la Société religieuse des Amis :

« C'est d'une nuit que viendra mon salut,
Une des nuits éveillées
Dont se pare le voile de nos corps,
Une nuit comme un jour
Une nuit desséchée avant la rosée,
Une nuit luminescente. »
(Présence Verticale, l'Harmattan, 2007)

Extrait « Des miettes de la table » Jeanne-Henriette LOUIS


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# Posté le samedi 22 mars 2008 13:46

lecture mediatheque du Perreux

Prochaine lecture le samedi 13 octobre à 15h à la médiatheque du Perreux sur Marne (94170)
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# Posté le lundi 01 octobre 2007 15:35

lemagazine.info écrit par Marie Deborne le 22 juin 2007

Présence verticale
Écrivain de l'instantané, Jean-François Cocteau publie chez l'Harmattan un premier recueil de Poésie. Maîtrisé avec virtuosité, chaque mot, chaque silence, transcrit avec liberté et spiritualité les sensations du quotidien.

La poésie est l'art de l'indicible, la prouesse impensable de transcrire par les mots une couleur, une odeur, une sensation, aussi fugaces soient-elles. La poésie de Jean-François Cocteau est le reflet exact de cette volonté et c'est sans prétention que l'½il affûté du poète fige sur les pages blanches, par une écriture habile, des sensations que nous parvenons à peine à distinguer dans le brouhaha de la vie.

La vie, entre passé, présent et avenir

Dans un panorama poétique du quotidien, Jean-François Cocteau arpente l'espace-temps sans se soucier d'une quelconque linéarité. Au gré de ses allées et venues dans les méandres de sa pensée, le poète déambule entre fragments d'instants passés, présent évanescent et évocation de l'avenir à la fois angoissée et résignée. Dans ses allusions au passé, le poète évoque avec nostalgie l'enfance : Un univers au goût de paradis perdu, un bonheur révolue qu'il peut ressentir à nouveau à travers le regard de ses enfants. « L'enfant, éternelle chance d'unité. Souffle divin de la création. Source d'absolution » Cet âge d'or plein de promesse et de pureté qu'il caresse de son regard empli de tendresse s'oppose pourtant à une vision du passé plus obscure. Loin de l'éden de l'enfance, le poète évoque un monde adulte perverti qui se débat dans les affres de la guerre et de la cruauté démente des hommes. « Une nuée de sang dans une poudrière, prêt à s'agenouiller sous un ciel couvert, sacrifiés à l'autel des morts de la guerre » Le temps présent, lui, introduit le règne du ressenti et de l'incertitude. L'homme, au croisement des différents chemins de sa volonté, hésite, guettant les éventuelles conséquences de ses actes, et n'a d'autre choix, devant ce flot hasardeux, que de se laisser porter par ses sens, seule entité certaine de l'instant. C'est l'hégémonie de la sensation à la fois légère et fugace. « Ce peut-être l'apparence d'un baiser ou l'odeur d'une sensitive, l'effleurement passager d'un souffle parfumé » Une trouée de lumière, une odeur passagère, un bruissement quasi-inaudible, à la manière d'un photographe, le poète capture ses instants volatiles pour leur donner un goût d'éternité. Enfin vient l'avenir, obscurci par l'issue inéluctable : la mort. « Un corps usagé se lézarde comme des paroles trop éparses échoient dans l'oubli. La mort est nécessaire » Cependant si la mort est envisagée avec une certaine inquiétude de tout être humain devant l'inconnu, il se dégage des poèmes de l'auteur une certaine résignation. La mort est alors envisagée comme l'étape nécessaire pour accéder enfin à un monde de spiritualité « J'ai tant espéré de l'immobile voyage (...) J'ai tant marché en quête de lumière ».

Liberté et spiritualité

Au fil du recueil, on découvre alors avec surprise, au détour de certaine page, des passages de la Bible qui ponctuent les textes du poète. Cependant, loin de l'image du prêcheur dogmatique ou de l'idéologue religieux, Jean-François Cocteau met sa spiritualité au service du prosaïque. Il parcourt ainsi la vie de tout un chacun, au travers de ses propres expériences, animé d'une foi spirituelle qui l'émancipe de la pesanteur du quotidien. Son écriture libre, où l'acte poétique est avant tout un besoin d'éclairer la beauté des moments que traverse l'être humain à chaque étape de sa vie, élève alors le quotidien dans les sphères plus nobles de la dévotion et du mystique. « La présence verticale » d'une puissance supérieure qui l'accompagne sur son chemin lui donne alors la force de puiser dans chaque chose qui l'entoure une inspiration poétique « Mais comment passer sous silence ce lien vertical qui nous unit. » Comme le conclut l'auteur Jachy Viallon, en quatrième de couverture, « voilà tout ce qui fait de ce recueil une ½uvre à découvrir puis à relire, à vivre et à réfléchir. »

Marie Deborne , le 22 juin 2007
Jean-François Cocteau, Présence Verticale, préface de Murielle Mayette, Collection "poètes des 5 continents", L'Harmattan, 2006, 68 p., 10 euros. "Les collections poésie de l'Harmattan" seront présente au marché de la poésie 2007, stand N° A10, place St Sulpice à Paris du 21 juin 14h au 24 juin 19h. Rencontre possible avec l'auteur le dimanche 24 juin de 15h30 à 17h30, stand A10.

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# Posté le vendredi 22 juin 2007 17:54

Salon de la poésie juin 2007

Si vous souhaitez me rencontrer pour dédicacer votre recueil, parler de la poésie ou des lectures qui ont pu m'influencer ou......

Rendez vous au salon de la poésie DIMANCHE 24 JUIN de 15H30à 17H30 au stand N° A 10


Le marché de la poésie 2007 se tiendra place St Sulpice à Paris du 21 juin 14h au 24 juin 19h.

Cette année encore, les collections poésie de l'Harmattan seront présentes au stand N° A 10
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# Posté le vendredi 08 juin 2007 05:19

QUIP eye@friend.org

Most of the QUIP membership is from the US and here, although the group wants to expand into Europe and beyond. But there is Jeanne-Henriette Louis, an author from France YM. Jeanne-Henriette Louis told us that her Paris Meeting has a poet, a school librarian called Jean Cocteau. When the meeting published a book of his poems a Paris Friend exclaimed: "But Jean Cocteau was never a Quaker!" "I think, Jeanne Henriette confided to us, 3we will have to put Jean's middle name of François in next time.

Quips from QUIP in the Lake District
eye@thefriend.org
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# Posté le samedi 12 mai 2007 10:58