Lettre des Amis

Article paru dans la Lettre des Amis

C'EST D'UNE NUIT

C'est d'une nuit que viendra mon salut
une des nuits éveillées
dont se pare le voile de nos corps
une nuit comme un jour
une nuit desséchée avant la rosée,
une nuit luminescente.

Jean-François vient de faire paraître un recueil de poèmes aux éditions l'Harmattan. Les droits d'auteur seront reversés à l'ACAT.
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# Posté le samedi 24 mars 2007 11:25

Droits d'auteur et ACAT

Parfois l'action doit se substituer aux mots. C'est pourquoi les droits d'auteur de ce recueil sont intégralement reversés à l'ACAT (association non subventionnée).

www.acat.asso.fr
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# Posté le samedi 24 mars 2007 11:17

Présence verticale

Lecture difficile à faire lire et à faire entendre quand on s'appelle Jean-François Cocteau et que l'on veut et doit s'imposer dans le territoire impitoyable des mots. Mais il y a chez l'auteur un profond désintéressement qui libère son écriture : faire à tout prix acte poétique au gré des images et des conventions ! Sorte d'état d'urgence de l'écrit. Ce recueil de textes courts flaire bon vent liberté et instantanéité. On a la vague impression que l'auteur défriche gratuitement un champ envahi d'une végétation dure et revêche – sans doute l'âpreté du monde présent - Il défriche sans effort, animé d'une foi monacale et quasi jésuitique. De la foi d'un moine ou d'un jésuite qui nargue un soleil de plomb. Imperturbable acteur de l'instant il avance dans le champ et projette ses images tel le geste auguste de la semeuse. Il sait alors qu'aussi elles vont s'abandonner librement dans le grand champ de notre imaginaire pour aller se poser comme à la « verticale » au beau milieu de notre champ partagé. Alors presque arrogantes et folles les phrases de ce poète se balancent au-dessus du plateau de notre réalité.
Il serait banal de dire que ces phrases nous font rêver : il n'y a pas de rêve, il y a beaucoup plus, plus tangible. Il y a la transparence des impressions et des sentiments. Les différents éléments, « procureurs » de cet émotionnel se posent, s'affichent puis s'éclipsent. Précisons au passage la grande maîtrise de la ponctuation et l'utilisation judicieuse des rythmes et des pauses.
Les images résonnent dans le silence qui suit.
L'auteur évoquait son travail en précisant qu'il y avait dans son écriture de l'instantané. Image saisie par surprise par l'obturateur d'un appareil photographique. Travail d'écriture sur le gros plan avec retour rapide sur le
panoramique. Voilà tout ce qui fait de ce recueil une ouvre à découvrir puis à relire, à vivre et à réfléchir.

Jacky Viallon
Présence verticale
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# Posté le samedi 17 mars 2007 15:22

Modifié le dimanche 18 mars 2007 04:40